26 août 2019

JETÉS COMME DES MALPROPRES POUR QUELQUES MINUTES DE TROP

Cela se passe comme cela en Drôme Provençale
Dimanche 25 août. Chaleur annoncée autour de 32/34°, presque pas de vent, un temps idéal pour un tour à vélo. Objectif Vaison-la-Romaine, puis Nyons, retour ensuite. En tout un peu moins de 80 km essentiellement en plat, juste quelques jolies bosses à franchir, rien de spectaculaire. Un peu plus de 4 heures de promenade en Drôme provençale.
Compte-tenu de notre heure de départ prévue pour 10h, nous prévoyons une halte pour déjeuner à Venterol, un peu après Nyons. Nous devrions y être pour 13h.
Dernière vérification de la pression de pneus, remplissage des bidons d’eau, et nous voilà partis de Grignan à effectivement 10h du matin.
Plaisir de la ballade, pas de recherche d’une quelconque performance, pause un plus longue dans un bar à Vaison-la-Romaine, résultat, nous sommes en retard par rapport à l’horaire prévu. Qu’importe, pensons-nous, nous arriverons bien à manger et boire quelque chose à Venterol.
Dernière montée, un kilomètre vraiment raide, fatigue croissante, bidons d’eau quasi vides. Difficile, mais nous savons que le salut est là, à portée de main. Encore cinq cents mètres, encore cent mètres, un dernier virage, et le paradis est là : le Café de la Poste de Venterol.
Je descends de mon vélo, regarde l’heure sur mon iPhone. Aie, plus tard que je ne pensais : 13h38.
Approche une femme, visiblement la responsable du restaurant. Je lui demande s’il est possible de déjeuner. Réponse tranchante : non, car le service ferme à 13h30. Zut, 8 mn de trop. A ce moment-là, je n’imagine qu’il sera possible de ne pas repartir le ventre et les bidons vides.
Eh bien, si !
Car la charmante hôtesse non seulement refuse toute discussion – comme par exemple que nous ne mangions qu’une entrée et un dessert, ce qui conduirait à une fin de repas compatible avec ses horaires –, mais elle se met à élever la voix et nous agresser verbalement. Pour finir, elle nous crie : « Remontez donc sur vos vélos ». Version personnelle et locale du bien connu : « Allez-vous faire foutre ».
Bon, nous voilà donc repartis. La gorge de plus en plus sèche, le ventre commençant à crier famine. Direction Rousset Les Vignes où j’espère que le restaurant local sera plus accueillant. Un peu moins de 6 km, presque sans montée heureusement.
Il est environ 14 heures quand nous arrivons donc au restaurant Le Cercle à Rousset les Vignes. Avec l’espoir fou de pouvoir manger ne serait-ce qu’un morceau de fromage accompagné d’une quelconque boisson roborative.
La folie n’est pas au rendez-vous : comme à Venterol, impossible de se faire servir quoique ce soit. Ni nourriture, ni boisson.
Nous n’avons donc pas d’autre solution que de faire les 15 km qui nous séparent de la maison. Et là, merci au frigo qui ne fait pas la grève : saucisson, fromage, pain et côte du Rhône sont au rendez-vous. Enfin…
Si j’ai pris le temps de relater ce petit périple bien anecdotique, ce n’est pas à cause de son caractère exceptionnel. Non, au contraire, nous endurons tous régulièrement de telles situations.
Nous qui sommes nés dans ce pays, la mauvaise qualité chronique du service et l’accueil, nous y sommes habitués. Pas les étrangers de passage. Ne nous étonnons donc pas des commentaires qu’ils font souvent de retour de notre beau pays.
Et si donc nous cessions d’accepter ce qui ne devrait pas l’être. Et si nous faisions la grève de tels endroits. Et si nous les boycottions.
Peut-être alors que ceci changerait…
PS : voici les adresses de ces deux restaurants :

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