11 sept. 2008

En Chine, on écrit pour se comprendre

A Pékin, je suis assis devant la télévision et essaie de suivre au travers des images ce qui est raconté. La quasi-totalité des émissions sont sous-titrées en idéogrammes chinois et je ne vois pas pourquoi : quel est l’intérêt de sous-titrer, ce d’autant qu’il y a beaucoup plus qu’une centaine de langues en Chine ?
Je pose donc la question à mon ami, Hai.
« Oui, nous avons bien plus d’une centaine de langues. Mais si à l’oral elles sont toutes différentes, elles s’écrivent presque toutes de la même façon, me dit-il. »
Quelle information ! Imaginez un instant l’Europe si nous parlions toujours des langues différentes mais si elles étaient identiques à l’écrit.
D’un coup, je comprends mieux comment la Chine a pu mettre en place un système centralisé et hiérarchique couvrant l’ensemble du pays.
Je perçois aussi immédiatement pourquoi l’écriture y occupe à ce point un rôle majeur : la calligraphie s’est développée comme un art, parce que c’était d’abord une nécessité. Chez nous, l’écrit est d’abord le moyen d’archiver et de sécuriser une information ; chez eux, c’est d’abord le moyen de communiquer tous ensemble.
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(EXTRAIT DU LIVRE NEUROMANAGEMENT)

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