12 juin 2009

PAS FACILE DE DÉVELOPPER SON ENTREPRISE AU TEMPS DU TROC

Histoire de caverne (Episode 1)

Hector fit le tour de sa caverne et revint vers moi :

« Vraiment, je suis très content de ton travail : cette nouvelle pièce dans ma caverne est exactement ce que je voulais. Et les peintures rupestres sont vraiment bien. C'est le petit qui va être heureux, depuis le temps qu'il me réclamait une bande dessinée. Combien je te dois encore ?

- On avait convenu, lui répondis-je, que tu me paierais 2 peaux d'ours, 1 gazelle dépecée et chassée dans la semaine, et 3 poulets vivants. Comme tu m'as donné les peaux d'ours en acompte, restent la gazelle et les poulets »

Hector était un homme de parole. Quelques minutes plus tard, j'étais de retour chez moi avec la gazelle et les poulets.

« Bon, maintenant, pensai-je, il va falloir que je trouve une peau de zèbre pour payer Marcel qui m'a fait les peintures rupestres. Cela ne va pas être facile. Je n'aurais jamais dû accepter, mais Marcel a vraiment un coup de pinceau exceptionnel. »

J'embrassais donc rapidement ma femme en lui confiant le paiement de mon travail, pris une peau d'ours et partis à la recherche de la peau de zèbre.

Une semaine plus tard, j'étais de retour avec une peau de zèbre et un sac d'un produit bizarre qui pouvait cuire dans un feu. Cela n'avait été facile, car celui qui avait une peau de zèbre ne voulait pas de ma peau d'ours qui, de toute façon, valait plus qu'une peau de zèbre. Il m'avait fallu procéder à 4 trocs successifs pour enfin avoir la peau voulue. Au passage, j'avais récupéré ce sac avec ces graines à cuire ; j'avais goûté le résultat une fois cuit, c'était plutôt bon.

Cela ne pouvait vraiment plus durer. Au fur et à mesure que mon affaire se développait, je passais de plus en plus de temps à faire du troc. C'était bien joli de prendre des chantiers de construction de cavernes clé en main – c'est-à-dire décorées et meublées –, mais, comme je devais faire appel à des sous-traitants, le paiement était devenu un des aspects les plus complexes.

D'autant plus que les gazelles dépecées, je ne savais plus quoi en faire. On avait beau en manger un maximum et saler le reste, il y avait toujours un stock important. Comme les voisins le savaient, la valeur de troc de la gazelle venait de s'effondrer : le mois dernier, impossible d'avoir en échange la paire de mocassin que voulait ma femme…

Il fallait trouver une solution…

(à suivre)

2 commentaires:

Gil Helter a dit…

Un Allemand arrive en Bretagne à l'hôtel. Il demande à voir sa chambre. L'hôtelier lui rappelle que c'est payable d'avance. Le touriste lui verse donc 100 €.
L'hôtelier s'empresse d'aller donner ces 100 € qu'il devait au boucher.
Ce dernier quitte sa boutique pour rembourser les 100 € qu'il devait au boulanger.
Ce dernier peut enfin payer la belle Irma qui lui avait prodigué ses charmes, à crédit.
Et cette dernière s'empresse d'aller verser les 100 € dont l'hôtelier lui avait fait crédit.
A cet instant, le touriste redescend de sa visite de chambre et déclare que la chambre ne lui convient pas.
L'hôtelier lui rembourse les 100 € d'acompte sans problème... et toute la chaîne s'est acquitté de ses dettes au passage .
Troc ou pas troc ?
Rêve ou réalité économique ?

Robert Branche a dit…

Ciel donc l'euro n'a pas tout résolu alors ! :-)
Pour en savoir plus sur les solutions possibles, suivez la suite de la saga "Histoire de caverne"

 
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