19 févr. 2010

APPRENONS À FAIRE FACE COLLECTIVEMENT AUX CYGNES NOIRS

______ Éditorial du vendredi ________________________________________________________________


Rappel du patchwork de la semaine :
- Lundi et mardi : Où l'on voit que bien peu avaient vu venir la crise qui a éclaté en septembre 2008. Pourtant de nombreux signaux d'alarme avaient tiré, mais, tant que la tour n'est pas tombée, on a du mal à croire que cela puisse arriver.
- Mercredi : Toyota a fait, bien involontairement, la démonstration que les cygnes noirs existent et que l'un d'eux vient de mettre à mal cette entreprise. Tellement tendue vers la performance, elle en était devenue potentiellement cassante.
- Jeudi : Et si la facilité était ce qu'il fallait rechercher ? Et si dans ce monde hautement imprévisible, c'était la seule façon de pouvoir faire face au marathon qui nous attend ?

Collectivement, nous n'arrivons pas intégrer l'existence fatale des cygnes noirs et à en tirer les conséquences :
- Alors que tout nous montre notre incapacité à prévoir ce qui va se passer et à lire les événements en cours, nous continuons à optimiser les entreprises et les systèmes sur la base de ce que nous avons prévu : quand comprendrons-nous que c'est en mettant du flou et en redonnant des marges de manœuvre que nous serons plus résistants aux aléas, et par là résilients ?
- Alors que toutes les transformations prennent des années et des années à se mettre en œuvre, nous continuons à faire comme si l'on allait résoudre un problème en deux ou trois ans, comme si le bout du tunnel était déjà en vue : quand aurons-nous le courage collectif de faire face à cette nécessaire durée ?
- Alors que les ruptures en cours font que le monde qui émerge – celui que j'appelle le Neuromonde – aura bien peu de points communs avec celui dans lequel nous avons grandi, nous raisonnons toujours à partir du passé en recherchant des solutions de continuité : quand essaierons-nous de penser à partir du futur et de ces mers qui se dessinent et nous attirent ?

3 commentaires:

Le Blog de Paule Orsoni a dit…

D'abord et pour sourire,disons que nous n'aurions pas dû perdre notre capacité(antique)de lire dans les viscères des oiseaux ,encore que,il y aurait eu là l'occasion de fonder une éthique de l'incertitude.Mais encore, demandons-nous quelle attitude nous avons eue devant tous les marchands de certitudes...Reste la "puissance d'exister" et la possibilité de prendre connaissance des causes qui nous déterminent..pour le dire avec Spinoza.Et faire son chemin,si possible en liberté...

Robert Branche a dit…

Je crois qu'effectivement passer du temps à comprendre les causes, et aussi les courants de fonds est plus que nécessaire.
Il faut ensuite imaginer quels sont les futurs qui se dessinent, c'est-à-dire les mers vers lesquels les fleuves de nos sociétés nous emmènent...
Et revisiter alors nos actes d'aujourd'hui remis en perspective par la compréhension des causes et la vision de nos mers...

B.O.B. a dit…

Dans le cas du rappel Toyota, est-il vraiment indispensable d’invoquer un cygne noir ? Il est plus simple d’y voir une manipulation du lobby automobile Nord Américain qui, en fort mauvaise posture, cherche à reconquérir des parts de son marché domestique sans reculer devant des manœuvres très déloyales.

 
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