ON NE DIRIGE PAS EFFICACEMENT EN ETANT DE PASSAGE !
_____ Éditorial du vendredi ________________________________________________________________
2 commentaires:
Corto
a dit…
La réflexion est juste. Mais qui défini aujourd'hui l'horizon (la mer) vers lequel l'entreprise doit se projeter ?
Le dirigeant n'est le plus souvent que le bras exécutif du board représentant des actionnaires qui définissent la politique de l'entreprise. Et si cette politique passe par la garantie d'une rentabilité à 2 chiffres sous un délai de 3 ans maxi, alors l'horizon se rapproche, se raccourcit pour toutes les composantes de l'entreprise. Du manager à l'opérateur sur chaine, tout le monde est mobilisé vers l'atteinte de ces cibles dans ds délais rétrécis. Comment alors prendre le temps ? Comment penser résilience ? AU mieux on passe pour un non conformiste, au pire pour une saboteur...
Peut être certaines entreprises familiales (Michelin, les Hénokiens...) ou certains groupes à la taille de géants (la fondation Bosch ? certains groupes d'énergie...) peuvent ils privilégier une vision qui les emmène au-delà de l'horizon ?
Quels critères de gouvernance d'entreprise, quels modes de gestion peuvent caractériser selon vous une société qui voudrait voir plus loin sans insulter les myopes dont elle a besoin (marchés, médias, banquiers) et qui l'obligent à crasher des indicateurs tous les 3 mois, des dividendes tous les ans et une croissance à 2 chiffres tous les 3 ans (minimum...) ?
La question que vous posez est une de celles auxquelles je cherche à répondre dans mon livre "les mers de l'incertitude", notamment en expliquant pourquoi les approches financières actuelles sont contre-productives, y compris pour les intérêts des financiers eux-mêmes. Il n'en reste pas moins, comme vous le signalez, que si les actionnaires sont des "prédateurs", c'est-à-dire sans implication dans la plus-value réelle, ils vont peser pour la suppression de toutes les dépenses n'ayant pas d'impact immédiat. Faisant ainsi, ils vont améliorer la rentabilité immédiate, et contribuer à tuer l'entreprise à terme...
Conseil depuis 1988, d’abord comme associé au sein de grands cabinets internationaux, puis depuis plus de dix ans en indépendant, je suis spécialisé dans l’accompagnement des équipes de direction dans la définition et la mise en œuvre de stratégies innovantes en univers incertain : pour moi, l’incertitude est d’abord source d’espoir, de différentiation et de création de valeur réelle. Dans mon livre Neuromanagement, j'ai montré l’importance des processus inconscients dans les entreprises et comment, en s’appuyant sur eux, développer performance et réactivité. Dans mon dernier ouvrage, les Mers de l’incertitude, j'expose comment tirer parti de l’incertitude et diriger en lâchant prise.
2 commentaires:
La réflexion est juste.
Mais qui défini aujourd'hui l'horizon (la mer) vers lequel l'entreprise doit se projeter ?
Le dirigeant n'est le plus souvent que le bras exécutif du board représentant des actionnaires qui définissent la politique de l'entreprise.
Et si cette politique passe par la garantie d'une rentabilité à 2 chiffres sous un délai de 3 ans maxi, alors l'horizon se rapproche, se raccourcit pour toutes les composantes de l'entreprise. Du manager à l'opérateur sur chaine, tout le monde est mobilisé vers l'atteinte de ces cibles dans ds délais rétrécis.
Comment alors prendre le temps ? Comment penser résilience ?
AU mieux on passe pour un non conformiste, au pire pour une saboteur...
Peut être certaines entreprises familiales (Michelin, les Hénokiens...) ou certains groupes à la taille de géants (la fondation Bosch ? certains groupes d'énergie...) peuvent ils privilégier une vision qui les emmène au-delà de l'horizon ?
Quels critères de gouvernance d'entreprise, quels modes de gestion peuvent caractériser selon vous une société qui voudrait voir plus loin sans insulter les myopes dont elle a besoin (marchés, médias, banquiers) et qui l'obligent à crasher des indicateurs tous les 3 mois, des dividendes tous les ans et une croissance à 2 chiffres tous les 3 ans (minimum...) ?
La question que vous posez est une de celles auxquelles je cherche à répondre dans mon livre "les mers de l'incertitude", notamment en expliquant pourquoi les approches financières actuelles sont contre-productives, y compris pour les intérêts des financiers eux-mêmes.
Il n'en reste pas moins, comme vous le signalez, que si les actionnaires sont des "prédateurs", c'est-à-dire sans implication dans la plus-value réelle, ils vont peser pour la suppression de toutes les dépenses n'ayant pas d'impact immédiat. Faisant ainsi, ils vont améliorer la rentabilité immédiate, et contribuer à tuer l'entreprise à terme...
Enregistrer un commentaire