21 avr. 2011

BON NOMBRE DE DIRIGEANTS FONT-ILS FAUSSE ROUTE ?

Pourquoi prôner la compétition si c’est le développement de la confiance qui est l’essentiel ?
Je peux finalement résumer l’essentiel de ce que j’ai écrit cette semaine en un mot : confiance(1). C’est la condition sine qua non pour que se développe donc :  
  • La capacité individuelle et collective à faire face à l’incertitude au sein de l’entreprise,
  • Un réseau entre l’entreprise, ses clients, ses fournisseurs et des partenaires institutionnels (syndicats, élus, organismes divers)
  •  Des confrontations compétitives positives entre l’entreprise et ses concurrents.
On s’attend donc à ce qu’elle soit l’obsession de tout manager qui, chaque matin, en se rasant, doit se répéter la litanie suivante : « Comment vais-je accroître la confiance dans mon entreprise ? », « Comment développer de nouvelles solidarités entre les équipes ? », « Comment renforcer la confiance des clients dans la performance de nos produits ? », «  Quel élu dois-je voir cette semaine pour faire le point des actions communes à lancer ? », « Comment ne pas nous laisser embarquer dans une guerre totale et sans fin avec tout notre environnement ? »…
Or malheureusement, il n’en est souvent rien, et le discours managérial reste celui du guerrier, de l’affrontement… et finalement du développement des peurs et des craintes : « Les commerciaux ne se défoncent pas assez, il faut que je pense à faire augmenter leur part variable. », « Nos laboratoires s’endorment, je vais lancer une compétition entre ceux qui sont en Asie et ceux qui sont en Europe. », « En faisant changer la réglementation, nous allons tuer tous les concurrents, et être enfin tranquilles. », « Diminuons de 10% le volume du produit par flacon, les clients n’y verront que du feu. »…
Comme un décalage, non ?
Si jamais, vous pensez que j’exagère sur les effets néfastes des tous les systèmes de management reposant sur les carottes à gagner et les primes, regardez donc cette animation : elle illustre avec brio les vérités cachés sur ce qui nous motive vraiment…



(1) Successivement : On ne peut pas comprendre si l’on s’est inquiété à l’avance, Comment comprendre et agir ensemble sans confiance ?, et Passer de la compétition à la « confrontation compétitive »

3 commentaires:

afef a dit…

Je partage parfaitement votre point de vue.

Le mangement par la peur est monnaie courante malheureusement en entreprise car les managers ne sont pas forcement outillés pour développer la cofiance au sein de leurs équipes et avec leurs partenaires.

Pourquoi? et bien parce qu'il leur manque, un aspect fondamental qui est la confiance en soi !!!!!

Anonyme a dit…

"de tout manager qui, chaque matin, en se rasant, doit se répéter la litanie suivante"

Je pense que c'est une erreur que de laisser entendre qu'il n'y a pas de femme manager. C'est dommage ça tue tout le reste. De plus je ne me rase pas tous les jours.

Un anonymous

Robert Branche a dit…

Désolé, mais vraiment vous "déformez" mon propos. Je n'ai évidemment jamais pensé, ni écrit qu'une femme ne peut manager. Je pense exactement le contraire : je crois que les valeurs classiquement considérées comme masculines (comme par exemple l'esprit de compétition) sont contre-productives.
Je n'ai fait que prendre une expression classique sans penser qu'elle risquait d'induire cette contresens ! L'expression "se raser tous les jours" n'est pas à prendre au sens littéral (moi-même je me rase le moins souvent possible...)

 
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