2 févr. 2012

TOUT PROJET MAJEUR RENCONTRE DES CRISES

Sortir de l’œil du cyclone (1)
Tout projet majeur de transformation connaîtra, à un moment ou à un autre, une crise importante, et le plus souvent plusieurs.
Pourquoi ?
Précisons d’abord ce que j’entends par projet majeur de transformation. Il s’agit d’un projet complexe, c’est-à-dire soit multi-métier, soit multi-géographique, soit multifonctionnel… et le plus souvent une combinaison des trois, et qu’il se déroule sur une période dépassant l’année, souvent sur trois à cinq ans. Ce peut être par exemple la refonte d’un système informatique, la mise en place d’une nouvelle organisation ou l’intégration d’une nouvelle entreprise.
Pourquoi donc un tel projet rencontrera-t-il nécessairement une ou plusieurs crises ?
Parce que, même s’il a été parfaitement élaboré – ce qui n’est pas toujours le cas… –, son organisation, son planning, les allocations de ressources, etc. reposent sur une certaine vision du monde et une prévision des évolutions à venir, ceci au moment de sa définition.
La montée des incertitudes rendra, à un moment ou à un autre, cette prévision et cette vision du monde, même si elles ont été exactes à un instant t, caduques. Il se produira alors un décalage entre la vision et la réalité, décalage qui se matérialisera par un dérapage soit des délais, soit des coûts, soit des résultats obtenus… soit une combinaison des trois.
Face à ces décalages, les Directions Générales sont le plus souvent prises de court. Or, elles sont elles-mêmes soumises à une pression croissante concernant l’atteinte des objectifs annoncés, le respect des délais et la compression des coûts.
Se déclenche à ce moment-là une crise, et l’équipe en charge du projet, se retrouve dans l’œil du cyclone.
Que faire et comment s’en sortir ?
(à suivre)

2 commentaires:

Jeremie Averous a dit…

Je suis completement d'accord que les projets majeurs doivent rencontrer des crises. N'est-ce pas cependant tout d'abord parce qu'ils derangent forcement les positions etablies, les conforts structurels, les habitudes?
Ainsi si les incertitudes sur l'evolution du monde environnant sont importantes, elles sont certainement renforcees par le rejet naturel de tout changement. Le projet doit d'abord lutter contre l'inertie avant de devoir se mesurer au cyclone imprevu. Lequel est le plus fort?

Robert Branche a dit…

Certes... Il y a des raisons multiples qui amènent à provoquer des crises. La seule certitude, c'est qu'il y en aura !

 
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