18 janv. 2013

RENCONTRES INSOLITES EN CHINE

A Pékin
Trois images insolites de mon premier séjour à Pékin en novembre 2003.
Mon regard ne sait plus bien où se porter dans l’effervescence des rues du centre de la ville. Tout est bruit, foule, et mouvement. Les vélos sont légions, les piétons aussi, et les voitures ne sont pas en reste.
Fatigué de cette folie qui m’entoure, mes pas ralentissent, et mon regard suit la façade de l’immeuble qui se trouve face à moi. Et là, tout là-haut, au sommet, la silhouette gigantesque d’un joueur de basket plane. Comment est-il arrivé à s’extraire de la foule ? Comme je l’envie d’être capable de surplomber ainsi le monde !
Mais où est donc le panier qu’il semble viser ? J’ai beau chercher de toutes parts, je ne le trouve pas. Lui semble pourtant savoir ce qu’il fait…

Depuis plus d’une heure, avec mon ami Hai, nous sillonnons les méandres du Palais d’Été, merveille architecturale, orpheline de l’impératrice qui ne vient plus jamais y séjourner.
Sans nous douter du risque que nous courrons d’enfreindre la loi, nous avançons confiants jusqu’à la rencontre de ce panneau.
« Ciel, dis-je, mais nous n’avons pas le droit d’y faire grand chose ! »
Heureusement, après un examen approfondi de tous les icones, je me rends compte que tout va bien : nous n’avons ni moto, ni voiture, ni patin, ni chien, ni fusil. Je ne me rappelle pas non plus avoir allumé un feu, joué au ballon ou du clairon.
Rassurés, nous poursuivons notre promenade…

Pas très loin du Palais d’Été, se trouve le Parc Yuanmingyuan. C’est un endroit plus calme où les touristes ne se bousculent pas trop. Et pour cause, puisque seules des ruines s’y trouvent.
Autrefois, le parc était peuplé de palais qui avaient été construits sur le modèle de l’architecture occidentale. Ils sont tous été détruits par les troupes anglo-françaises en 1860, lors de l’invasion de Pékin. D’où les ruines.
Mais ce qui est le plus étonnant, c’est qu’à côté de chaque ruine, se trouve une maquette montrant le palais tel qu’il était avant d’être détruit. Et devant chaque maquette, figure une pancarte rappelant que le palais originel a été détruit par les troupes franco-anglaises.
Tout en marchant dans ce parc, à force d’être interpellé par toutes ces maquettes et ces pancartes, je ressens comme un malaise à me sentir français. Pour me rassurer, je me dis que, n’ayant pas un anglais à mes côtés, je ne vais être perçu comme dangereux…

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