14 sept. 2010

DES HISTOIRES MÉLANGÉES QUI S’ENTRECHOQUENT

Avec le temps, Pars, Demain, Alléluia et quelques autres…
La musique accompagne depuis toujours aussi bien mes temps de travail, de sport ou de loisirs. Les mots s’entremêlent et se répondent comme dans un flot ininterrompu. Je suis particulièrement sensible aux commencements, fins, doutes et départs. Autant d’occasions de se remettre en perspective, de trouver de nouveaux horizons ou d’approfondir le chemin vers sa mer…
En voici un patchwork tiré de chansons de Léonard Cohen, Cali, Léo Ferré, Jacques Higelin et Christophe Willem. J’ai joué à les mélanger pour laisser émerger comme de nouveaux sens possibles :
« J’ai essayé de te quitter, je ne le nie pas. Les années passent, tu perds ton charme, le bébé pleure, alors tu ne sors pas et tout ton travail est là devant tes yeux. Bonne nuit, chérie, j’espère que tu es satisfaite. Le lit est un peu étroit, mais mes bras sont grand ouverts, et voici un homme qui cherche toujours à te faire sourire.
Avec le temps, va, tout s'en va. On oublie le visage et l'on oublie la voix. Le cœur, quand ça bat plus, c'est pas la peine d'aller chercher plus loin, faut laisser faire et c'est très bien.
Si tu veux un amant, je ferai tout ce que tu me demanderas. Si tu veux un autre genre d'amour, je porterai un masque pour toi. Si tu veux un partenaire, prends ma main. Et si tu veux me frapper parce que tu es colère, je suis là. Je suis ton homme.
Bébé, j’ai déjà vu cela, je connais cette pièce, j’ai marché sur ce sol. J’ai longtemps vécu seul avant de te connaître. J’ai fait de mon mieux, ce n’était pas beaucoup. Je t’ai dit la vérité, je ne suis pas venu pour te tromper. Et même quand tout est parti de travers, je suis resté debout devant le Dieu de la chanson, avec rien d’autre sur ma langue qu’Alléluia.
Pourquoi n’essaies-tu pas de vivre seul ? As-tu vraiment besoin de ses mains pour ta passion ? Pourquoi ne l’oublies-tu pas ? Ouvre juste délicatement ta petite main, tu sais que la vie est pleine de doux compagnons, de rencontres d’une nuit.
Tu m'aimes mal, tu ne m'aimes pas. Tu aimes celui que je ne suis pas. Mais demain, demain, je recommencerai. Demain, comme si de rien n'était, comme pour la première fois, j'irai brûler dans d'autres bras.
J'adore vivre depuis ce matin, au creux de cette nuit vaincue, j'ai vu, j'ai su que c'était foutu. J'adore vivre depuis ce matin, depuis que je sais qui je suis, que je te quitte, que c'est fini. Cette sale histoire nous a fait les poches. Je te dis au revoir, c'était bien.
Je te souhaite à mon pire ennemi. Oh oui je t'imagine agrippée à son bras, prête à éventrer à tout moment l'espèce de bout d'amour qu'il essaie de construire. Je veux le voir mourir comme tu m'as tué et je veux qu'il avance épuisé, harassé le dos voûté dans le bourbier de ses remords.  Que le diable l'emporte. Je suis le veuf d'une traînée qui n'est pas encore morte.
Pars, surtout ne te retourne pas. Pars, fait ce que tu dois faire sans moi. Quoi qu'il arrive, je serai toujours avec toi. Oh pars et surtout reviens-moi vite. 
Je crois, je ne suis plus fou. Nu face au miroir, j'inspecte ce corps usé fatigué mais debout. Suis-je à la moitié, suis-je à la fin, en tout cas, ce n'est plus le début. Bien sûr je suis seul, mais qui n'est pas seul au milieu de cette grande nuit. Aujourd'hui je marche au milieu du troupeau comme les autres fantômes sans folie.»

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