2 nov. 2009

L’AFFRONTEMENT EST-IL LA SOLUTION LA PLUS EFFICACE ?

Histoire de caverne (Saison 3 – Épisode 6)

Johnny et Paulo venaient de partir à la découverte du bout du bout du monde. De mon côté, je venais d'apprendre que Jordana avait besoin de moi.


« Vous avez besoin de moi ? 
- Oui, j'ai observé votre système de billes. C'est vraiment malin. Si j'ai bien compris, vous avez créé par exemple une correspondance entre la valeur d'une peau de mammouth et un certain nombre de billes. Donc on n'a plus besoin du troc pour se faire payer.
- Oui, c'est bien cela. C'est la base. Simplement c'est un peu plus compliqué que cela. J'ai créé tout un système d'équivalence entre les billes et tous les produits ou services. (voir la saison 1 pour plus de détails sur comment j'ai développé mes billes).
- Et aussi donc vous avez aussi la possibilité d'assurer contre la rupture des roues.
- Oui. Et nous avons aussi développé d'autres assurances : la garantie châsse pour faire face aux risques de revenir bredouille, l'assurance bris de lance, …
- Vraiment astucieux tout cela. Pourriez-vous intégrer nos cabanes  dans votre système? Leur développement est freiné par la complexité du mode de paiement actuel : soit je m'en tiens à la tarification habituelle qui est de 20 mammouths séchés, peaux incluses, et bientôt il n'y aura plus assez de mammouths pour en acheter, soit j'innove. De plus, beaucoup de nos clients potentiels ont peur de la fragilité du bois : ils préfèrent rester dans leurs cavernes qu'ils trouvent plus sûres. Pourquoi ne pas assurer les cabanes contre le risque de bris ? »
Un océan de nouveaux profits s'ouvraient devant moi. Et si l'arrivée de Jordana et de ses congénères était plus une opportunité qu'un problème ?

Pendant ce temps, Johnny et Paulo progressaient lentement. Il leur fallut plus d'un mois pour arriver au pied des montagnes. La route était longue, mais n'était pas si difficile. Tous les trois jours de marche, il y avait une petite cabane où l'on pouvait se reposer.

« Bobby avait vraiment tort de craindre pour notre sécurité, dit Johnny. Loin de vouloir freiner notre progression, dès que nous rencontrons quelqu'un, on nous aide. Incroyable.
- Oui, on a vraiment l'impression, répondit Paulo, de ne plus être dans la jungle. Il est vrai que plus nous progressons, moins la forêt est dense. »
Deux semaines plus tard, nous étions en train d'escalader la montagne, quand Paulo s'écria : «  Regarde, là, il y a une voie entre les rochers. On a l'impression que cela redescend après. »
Effectivement, Paulo avait raison : quelques minutes plus tard, nous amorcions la descente. Un sentiment étrange les habitait : ils venaient de dépasser le bout du monde. Ils étaient ailleurs.


Devant eux, ils apercevaient en contrebas, de grandes plaines herbeuses et aussi de grandes forêts. La descente fut rapide : une semaine leur suffit pour se retrouver dans les herbes. Encore une autre semaine et ils atteignaient la forêt.
Là, une immense foule les attendait : leur arrivée était manifestement attendue. Le climat n'était pas hostile, mais il y avait comme de l'électricité dans l'air.
Une grande femme sortit de la foule et s'approcha d'eux : «  Bienvenue dans la terre des bois. Je m'appelle Christina. Je sais que vous venez du pays des cavernes, là où nombre de mes sœurs se sont rendues. Puis-je vous poser une question : pourquoi avoir fait tout ce chemin ? Quelles sont vos intentions ? »
Johnny pensa qu'il était probablement temps de leur communiquer ses idées sur l'amélioration des cabanes.
« Nous sommes venus pour vous faire part de nos idées, commença-t-il. N'avez-vous jamais pensé à mettre des cubes les uns sur les autres ?
- Que voulez-vous dire par là, lui répondit Christina. »

(à suivre)

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